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LE BLOG DE PHILIPPE HARBART
Articles récents

A propos de "Pour ceux qui restent', une comédie de Pascal Elbé

16 Septembre 2012 , Rédigé par Philippe Harbart Publié dans #Théâtre

La comédie de Pascal Elbé, "Pour ceux qui restent" que j'interpréte avec mes camarades du TDE, le Théâtre de l'Echange, m'a conduit à repenser en boucle au thème de cette pièce : l'amitié et la mort.

Les personnages, suite au décès de l'un de leurs amis, sont amenés à s'interroger sur leurs relations et sur celles qu'ils entretenaient avec le défunt.

Quelle est la nature exacte de nos relations avec les autres? Qui sommes-nous pour ceux que l'ont côtoie au fil des jours? Des copains, des connaissances, des "amis"? Quel est le sens que nous mettons derrière ces mots?

Il suffit d'y penser pour soudainement être envahi par une impression de vertige.

Tout ce que nous faisons, à quoi cela sert-il  ?

Et le thème de la mort qui est le second thème de cette pièce est en lien direct avec le premier : puisque finalement nous mourrons tous, pourquoi continuer ?

Je vous laisse y répondre et vous invite à voir cette pièce dans différentes salles du Boulonnais, jusque fin novembre!

 

IMG 7186 - Copie (800x540)

 

"Le plus difficile c'est pour ceux restent", écrit Pascal Elbé dans sa pièce. Le plus difficile c'est de se poser toutes ces questions. Ne pas penser rend plus heureux finalement ! Non?

Ou alors, contre la superficialité de nos relations avec l'autre, une attitude possible, celle du personnage défunt de la pièce, Antoine, qui laisse un message testament qui dit ceci : "Quand mes amis sont borgnes, je les regarde de profil".

Découvrez notre teaser vidéo sur You Tube....

http://www.youtube.com/watch?v=L-zDLylKqUU&feature=plcp

 

...Et le reportage de Benoît Gandossi d'Opal'TV :

http://le-tde.blogspot.fr/2012/10/un-reportage-dopaltv-sur-le-tde.html

 

logoFacebook.png

 

https://www.facebook.com/LeTheatreDeLechange

 

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Vue d'Alprech sous le vent

25 Août 2012 , Rédigé par philippeharbart Publié dans #Photos

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Réflexions... au fil de l'eau !

16 Août 2012 , Rédigé par Philippe Harbart Publié dans #poésie

L'inspiration me vient d'un mot, d'une image que je perçois dans la rue, dans ma voiture, ou sous la douche!

Pas si fou qu'il n'y paraît de prime abord! Car, comme le rappelle, l'écrivain-essayiste Olivier Pourriol dans le Figaro Madame (toute lecture est enrichissante...la preuve!), l'eau entraîne "un relâchement de l'attention et permet à la conscience de se déployer sans avoir à y penser", c'est "l'effet hypnotique" de l'eau, "la caresse élémentaire, le rappel du bain amniotique".

Et de citer le philosophe Alain qui expliquait qu'il existe une manière "de ne pas arrêter sa pensée, de laisser son esprit tourner dans les mêmes cercles de mots sans les précipiter en phrases (...) La pensée retrouve alors sa nature éclair et son fond d'orage".

 

Wimereux--2-.JPG

La conteuse et animatrice à la bibliothèque de Bazinghen, Aurore David, lira quelques textes de mon blog, le 22 août, lors d'une balade guidée contée au Mont de Couple en Terre des Deux Caps.

http://chatpitreduchatmot.wordpress.com

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Découvrez aussi mes deux premiers recueils publiés à la Société Académique du Boulonnais

13 Juillet 2012 , Rédigé par Philippe Harbart Publié dans #poésie

Découvrez mes deux premiers recueils édités par la Société Académique du Boulonnais et illustrés par le peintre boulonnais Michel Chemin!

"Amour, ciel et mer" de 2000, Médaille d'or de l'Académie internationale de Lutèce

"Etats d'âme" de 2005.

Amour, ciel et merEtats d'âme

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"Mémoire d'Opale", l'histoire des ports de la Côte d'Opale

21 Avril 2012 , Rédigé par Philippe Harbart Publié dans #poésie

"Boulogne-sur-Mer"

IMG 2075

Boulogne, c’est avant tout un port.

Nul ne peut oublier le passé,

il a forgé son histoire.

Des hommes, des femmes ont sans cesse travaillé

à le reconstruire, sans ménager leurs efforts

bien avant l’an 1000.

Toujours en gardant l’espoir.

 

Qu’ils soient empereurs, rois ou tyrans,

leurs empreintes sont gravées dans la pierre.

Leurs rêves et leur folie ont résisté au temps.

Britannique ou germanique,

l’envahisseur tyrannique

a porté des générations de Boulonnais en terre.

 

Boulogne, la fière, la battante.

Boulogne, la résistante.

Remparts et cathédrale ont gardé sa mémoire.

La course au pouvoir

et l’avidité

n’ont pas eu raison de cette cité !

 

Poisson roi

Tu débordes dans les cales.

Tu nourris Paris et ses halles.

Dans le noir et le froid,

nos marins ont gardé la foi.

 

Le sel de la mer

c’est le sel de la vie.

Il nous garde en vie.

On le vénère.

On le garde près de nous,

comme le corps de nos époux.

 

L’appel du grand large

est plus fort que la tempête,

plus fort que ma barge,

plus fort que toutes les raisons de la Terre.

Et je m’entête

et j’en suis fier

à prendre la mer

en bravant tous ses mystères.

 

“ César ”

Cette mer d’Opale

portera mes vaisseaux.

Cette belle rebelle

aux reflets argentés,

je la dominerai.

Qu’importe la colère des eaux

l’heure du combat a sonné.

 

Navires à l’horizon

se dessinent à grands traits.

Ma flotte va de l’avant.

Mes rêves sont si grands.

A tort ou à raison,

Je veux la fière Albion.

 

Gésoriacum la romaine

mes cohortes ont couvert ce pays.

Un pont jeté vers cette île lointaine.

Morins,

vous luttez en vain,

mon empire est ici !

 

Je suis empereur des romains,

la Gaule est ma conquête,

ma fierté et mon chemin

vers la gloire !

Mon entrée dans l’Histoire !

Demain, sera un jour de fête.

 

Une victoire bientôt me couronnera.

Cette île sera mienne

et romaine.

Légionnaires ! Que ma volonté soit faite !

Rien ne pourra

contrarier ma joie !

 

"Godefroy"

Notre-Dame, Vierge nautonière,

souvent je pense à toi, loin de ma cité !

Tous les rois s’inclineront pour une prière

devant ta majesté !

Tu brilles dans nos cœurs

tel l’oripeau

sur le dos

de tes serviteurs.

 

Des oriflammes

flottent sur les murailles

de nos châteaux.

J’ai la force des chevaux,

J’ai la foi des croisés,

Je trancherai

le cou des Sarrasins,

au nom de tous les saints.

Mon cœur s’enflamme,

je sens au fond de mes entrailles

battre en moi, au milieu de la nuit,

le cœur de mes ennemis.

 

Comtesse Ide

ma mère,

Je pars en croisade pour Jérusalem,

priez pour moi qui vous aime.

La route est longue sur terre et en mer.

Dieu soit mon guide !

 

Je voudrais percer

le secret

des nuages,

le langage

des étoiles.

Je voudrais lire

lire mon avenir

avant…. de mourir.

 

Je suis animé d’un esprit de justice et de paix

comme vous, je le sais.

Ils sont nombreux,

ils sont cruels

les infidèles.

Avec mon épée

dans ce pays à évangéliser,

j’emporte avec moi

mon amour de vous et ma foi.

 

“ La Guerre de 100 ans ”

On se souviendra longtemps

des six bourgeois.

La corde au cou, les pieds nus,

ils se sont rendus

à l’Anglais,

pour sauver

l’habitant.

Les six bourgeois de Calais,

leur noble sacrifice

en bronze,

par Rodin

a été immortalisé.

 

Elle a fait des ravages

le long de nos plages.

Longue et cruelle

presque éternelle

fut la guerre de cent ans.

Oubliées les intrigues, les villes assiégées.

Les soudards désarmés

ont fini

de piller.

Les Anglais

sont partis.

Manants

et nobles gens

ont retrouvé

la paix.

 

Avant les pourparlers

qui ont conduit à la paix,

que du malheur,

que des horreurs

vécues pour rien,

ont déchiré en vain

tout un pays.

Séparés de leur familles, ce sont les innocents

qui paient toujours

un lourd

tribut… à l’ennemi.

On se souviendra

du courageux mayeur boulonnais

et des bourgeois téméraires

qui refusèrent de capituler,

d’une seule voix

face au roi d’Angleterre.

 

“ Bucaille ”

Hardis compagnons !

voyez l’anglais, maître des mers,

notre ennemi héréditaire.

Nous allons couvrir de sang

le gaillard d’avant

de leur ponton.

 

Pour l’or et les bijoux,

aussi chers à nos yeux

que les épices, le vin et le thé,

Corsaires soyez prêts !

Ce butin n’est pas pour eux.

 

On file, on file vers l’aventure !

Hauts les cœurs, hauts les cœurs !

En gonflant toute la voilure

on passe à l’abordage dans une clameur.

 

Fiers, fiers sont les matelots !

Aux quatre points cardinaux !

Sur notre voilier porté par le vent.

Mais il est si grand l’océan,

que parfois je me demande si demain,

il y aura… un lendemain.

 

Redoutés, adulés,

vers notre destinée

nous filons.

Bucaille ou Jean Bart,

nous sommes les rois de la course,

avides de fortune et de gloire,

sur ordre nous pillons, nous sabordons

sous le regard de la Grande Ourse.

 

Le ciel est notre guide.

L’horizon trace des sillons

pour regagner la côte.

Aussi loin que possible nous irons,

portés par les vagues les plus hautes,

mais c’est le vent ici qui décide !

 

“ Napoléon ”

IMG 1490

Mes rêves de bonheur, d’amour et de paix

s’éveillent quand Joséphine me sourit.

Je garde le parfum de ses baisers

jusqu’au fond de mon lit.

Mes rêves de conquête sont des rêves de liberté

et d’égalité.

Ils forgeront mon empire.

Grognards, appelez-moi sire !

 

Jour et nuit

j’écris

pour donner à la France

éclat et puissance.

Je trace des plans pour franchir la Manche.

Destination l’Angleterre pour la revanche !

 

Nelson nous a défiés,

par deux fois humiliés.

Lattouche-Tréville lui a fait

mettre pied à terre,

entrevoir les portes de l’enfer.

Fallait pas nous livrer bataille,

Angleterre, ta marine est prise en tenaille.

 

Tout est prêt.

A mon signal

l’invasion peut commencer.

Mais où est Villeneuve, mon amiral ?

Le temps s’écoule si vite en guerre.

 

La menace pèse déjà

aux frontières.

Je me sens si las.

Une nouvelle coalition s’est encore formée,

mais je reviendrai !

 

“ Je suis un marin en sursis ”

Maîtresse peu fidèle

la mer peut être mortelle.

Dans cette profonde nuit austère

sous un ciel en colère,

je cherche ma bonne étoile,

je te salue Marie en hissant les voiles !

 

Sainte Vierge, dis-moi comment vaincre ma peur ?

Je sens la présence des armées de la mort.

Au secours, j’ai besoin de renfort.

Dis-moi si j’avais raison de croire

en cet empereur aux rêves de grandeur.

La mer comme un grand miroir

me renvoie le masque de la peur.

 

Cornes de brume

font frissonner les âmes.

C’est un appel du ciel

pour des voyages lointains.

Sous ce dôme étoilé

au milieu des bateaux qui s’enflamment,

j’attendrai

un signe du ciel

jusqu’au petit matin.

J’aimerais revoir Muriel.

 

Esclave du vent et

des fureurs de la mer,

je sens mon corps glacé.

La peur embrume mes pensées.

je ne suis pas très fier

sur cette frêle embarcation.

Comme une lame de fond,

le parfum des embruns

emporte mon chagrin.

 

Pourquoi tout ce sang sur le pont

et sur mon cou ?

Une vague de dégoût

fait chavirer et mon cœur et ma raison !

Pourquoi cette folie meurtrière

sur une mer en colère ?

 

Non, la mer n’est pas belle.

Elle est cruelle quand elle

nous arrache à ceux qu’on aime.

Sur le champ de ma douleur

où ma raison s’égare,

mon heure

est arrivée.

Je t’aime !

 

Après tant de fureur et de sang,

j’ai souvent vu l’ombre de la mort.

Mais dans mon cœur bat

encore la vie.

Seul face à l’océan,

Ici bas,

je suis un marin en sursis

que la mort

appelle à cor et à cris.

 

“ Mariette Pacha ”

Mariette

Tu étais grand,

tu étais fort

comme un lion.

Successeur de Champollion,

tu as rendu à l’Egypte

son trésor,

son passé glorieux

sans jamais oublier

la ville qui t’a vu naître.

De tes chantiers

sont sorties

tombes et momies.

De ta plume s’est joué

Aïda,

magnifique opéra.

 

Tu t’appelles Mariette.

Un enfant du pays

à qui l’aventure a souri.

Répondants et amulettes

étaient ta raison d’être.

Auguste tu l’étais,

dans ce sable que tu creusais

pendant tes fouilles lointaines

pour révéler l’Egypte ancienne.

 

Elles sont belles et mystérieuses

ces pyramides qui touchent le ciel.

Elles sont majestueuses

et parfois tueuses.

Reines et rois

combien de fois

leurs sépultures antiques

aux trésors mirifiques

t’ont dévoilé

leurs secrets.

 

“ 1900 ”

Sous cette ombrelle

tu es la plus belle,

effrontément la plus belle,

un astre qui brille dans le noir.

Elle couvre ton visage

là, sur cette plage,

à l’aube de notre histoire.

 

Arrête de me fuir.

Laisse ton parfum m’envahir,

comme une habitude.

Pour moi est venue l’heure.

Ouvre-moi ton cœur,

et brise… ma solitude !

 

Train à vapeur et tramway,

Boulogne tu resplendis.

La belle société

se plaît

à venir ici.

Ta plage a tant de vertus

et moi je n’ai pas encore tout vu.

C’est le temps des bains de mer,

des traversées sur les steamers

pour gagner l’Angleterre.

 

Tout est bleu autour de moi,

ma vraie richesse est-ce toi ?

Dis-moi

si je dois croire en ton amour.

Dis-moi

si tu m’aimeras pour toujours.

Au milieu de tous ces notables,

quand je vois ton corps

ruisselant de bijoux et d’or

onduler sur le sable,

je sens brûler en moi

un feu de joie.

 

“ 14-18 ”

Armée allemande,

Casques à pointe et uniformes rutilants.

La guerre de tranchée s’est creusée.

De boue et de sang

mes cauchemars sont hantés.

Mes nuits sont peuplées

d’ombres obsédantes.

 

Oubliés bals, concerts et bains iodés.

Chaque jour, c’est la vie

qu’on essaie de garder.

Ailleurs, c’est comme ici.

Terreur, terreur, malheur !

Mon pays a mal en plein cœur !

Il porte un habit de douleur.

Je voudrais le consoler,

lui redonner le courage d’espérer.

 

Voyez ce matin gris,

sa tristesse et sa mine défaite.

Comment ne pas hériter de sa monotonie.

Comment ne pas penser à la défaite.

De la pluie je n’attends que les couleurs de l‘arc-en-ciel,

de la mitraille je n’attends que le silence d’une mort éternelle.

 

Je ne peux pas panser toutes les blessures

de cette horrible guerre,

c’est sûr.

Quand cessera ce vacarme sur terre ?

Il faut que la raison l’emporte sur l’horreur….

Je voudrais sortir du fracas des obus,

de la faim, de la peur,

trouver une issue.

 

Ne pas faiblir,

Ne pas faillir.

Rester droit, aller de l’avant.

Rester en vie tout simplement !

S’opposer à l’oppresseur.

A l’unisson,

clamer sans peur

notre détermination.

 

“ La lettre amoureuse ”

Pourquoi cherches-tu la mort ?

J’attends tout de toi et tu pars !

J’ai le cœur trop plein d’amour.

Un cœur lourd

comme une valise sur le départ.

Que vaut ma vie en partage à tes yeux ?

Dis-moi ce que tu veux ?

 

Ne pars pas d’ici,

ce combat n’est pas le tien.

Mon amour vaut bien

celui de la patrie.

Ton absence me laisse vide,

abandonnée, triste et livide.

 

Mes larmes ont-elles moins de prix

que le sang de tes ennemis.

Regarde-moi

Je suis prête à engager ce combat !

L’aiguille du cadran

marque le temps qui passe,

inexorablement.

 

Ne me demande pas de t’aimer

au-dessus de mes moyens.

Je suis une femme

en désespoir

qui recherche une flamme,

juste une lueur d’espoir.

 

“ Dans les tranchées ”

Dans ce trou béant,

J’ouvre les pages

de ma vie, en grand.

Je dessine ton visage.

Je relis tout haut

ces mots

qui me consolaient

et auxquels je m’accroche désormais.

 

Dans ce trou béant,

il n’y a pas d’avenir,

qu’un simple espoir

de te revoir.

Il n’existe que le présent,

et ton pâle souvenir.

 

Seul, je reste seul,

avec mes camarades… morts

et mes idées noires.

Je voudrais entendre ta voix

me dire de revenir.

Je voudrais t’entendre

me dire des mots tendres.

 

Dans ce trou béant,

il n’y a que le feu et le sang,

la mitraille

et la faim qui me tenaille.

Le froid et la pluie

qui me transpercent la peau.

Je vais finir ici

entre ciel et caniveau.

 

J’aurais tant aimé

revoir un peu de ciel bleu, de soleil

J’aurais tant aimé

un peu de paix avant le grand sommeil.

J’aurais tant aimé

entendre le son d’une rivière

le chant des oiseaux et celui de la mer.

 

"39-45"

Amour de bord de mer

a ce matin un goût amer.

Demain, je prends le large

sur une barge.

 

En pointillé dans ta vie,

je chercherai ma place.

Pour oublier la guerre d’ici,

ton amour sera mon audace,

ma force, ma raison d’être,

mon espoir peut-être.

 

Vibrer,

aimer,

rêver,

il n’y a que ça de vrai !

Sur la pointe des pieds

elle s’est dressée,

sur mon visage mal rasé

a déposé un baiser

et puis... s’en est allée.

 

Que la lumière efface la nuit,

que la nuit m’accorde le répit,

m’apporte le pardon et le réconfort

pour ceux qui, sur ce port,

m’ont arraché l’amour de ma vie.

Qu’enfin la paix vaille plus que la mort,

qu’un chant d’amour trouve sa place

dans le cœur de chacun.

Que Dieu lui prête vie, force et audace.

Que dans nos rêves nous ne soyons plus qu’un !

 

La nuit soupirante

me renvoie ton image.

J’écoute la respiration de la mer si sage

et je retiens mon souffle dans la tourmente.

 

“ Guerre ”

Une guerre n’a pas suffi.

Les hommes n’ont pas fini

de regarder le ciel torturé,

de pleurer leurs amours déchirées,

de tuer

dans la haine

et la peine.

 

Laissez-moi briser les chaînes,

exhorter l’amour plutôt que la haine,

embrasser cette terre

qui m’a vue naître,

et où je vais disparaître,

humble et solitaire.

 

Ce n’est pas mon destin !

J’attends un signe

qui me délivrera enfin

avant d’entrer digne

dans le silence des pierres

et des cathédrales de lumière.

Est-ce une punition, mon fardeau ?

Ma viea échoué,

sur lebord d’un cours d’eau.

Je voudrais m’envoler

comme l’oiseau,

planer au-dessus des flots

et gagner

ma liberté !

 

“ Déportation ”

Pour eux, la vie s’enflamme

dans ce long train sans fin,

dans ces rames

des monstres de l’enfer.

Déjà morts de peur et de faim,

Ils ont croisé les suppôts de Lucifer.

 

Des visages tristes par milliers.

Epoux et enfants séparés.

La mort en forme d’étoile

accrochée sur le cœur,

va emporter avant l’heure

des familles innocentes

victimes d’un fou de guerre.

 

Pauvre humanité !

qu’as-tu fait ?

Affamés, décharnés,

réduits en poussière.

Pauvre humanité !

Ces charniers sont

l’œuvre d’un démon.

Pauvre humanité !

Pour l’éternité

 

Convois inhumains

sans lendemain.

Familles effacées

du tableau de la vie.

Vies déchirées,

Mémoire jaunie

n’oublie jamais

les enfants sacrifiés.

 

Charniers, charniers,

Ces mots me font trembler.

La triste vérité.

Et toujours ces mêmes visages décharnés,

ces trains sans retour.

Dans ma tête encore et toujours.

 

“ La mer ”

IMG 2073

Hommes et femmes,

ouvrières et pêcheurs

sont au labeur.

Sur la mer ou dans le port

sont aussi forts.

De belles âmes

qui se fiancent et puis meurent.

Des rires et des pleurs

tracent les sillons

d’une vie de dévotion.

 

Marie, tu connais le prix de la vie.

Marie protège nos maris.

Nos prières s’élèvent vers ce calvaire

qui raconte nos morts

à la sortiedu port.

Marie, protège tes enfants,

partis par grand vent,

pour une longue marée solitaire.

 

Premier port de pêche.

Mon bateau file sur l’eau

comme une flèche.

Zabelle, quand tu chantes l’espoir,

C’est Boulogne qui trouve sa voix.

Tu tournes les pages de notre histoire,

belle et mouvementée à la fois.

 

La mer toujours belle,

la mer qui se rebelle.

La mer, difficile à dompter.

Abîmes de l’enfer

ou havre de paix.

Que de romans,

de grands

voyages imaginaires.

La mer,

ce grand mystère.

 

FIN

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Le blog de poésie de Philippe Harbart : la presse en parle!

7 Janvier 2012 , Rédigé par Philippe Harbart Publié dans #poésie

IMG 2078

La Semaine dans le Boulonnais a consacré un article au blog de Philippe Harbart :

http://www.lasemainedansleboulonnais.fr/actualite/Sortir/Culture/article_1510414.shtml

 

La Voix du Nord a rédigé un écho dans le cadre du Printemps des poètes 2012

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Boulogne_sur_Mer/actualite/Secteur_Boulogne_sur_Mer/2012/03/07/article_l-echo-cotier.shtml

 

 

 

 

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"Introspective", le 3e recueil de poésie de Philippe Harbart

22 Novembre 2011 , Rédigé par Philippe Harbart Publié dans #poésie

"Ma ville"

Notre-Dame.JPG

Ma ville repose

assommée par le froid,

figée dans le silence,

presque engourdie.

 

Des pierres des vieilles enceintes

transpirent les souvenirs du passé.

Toitures, clochers,

jeunes et vieilles

façades ornées de cheminées

dessinent,

depuis mon enfance,

une image familière

et rassurante.

 

Un petit tout

dans un grand vide.

 

Toujours seul 
Il y a du divin

en chacun de nous!

Ne dit-on pas

miracle de la naissance?

Tout commence en boule,

Tout finit à l’horizontal.

Un parcours, juste un chemin,

aléatoire.

 

Un début et une fin.

Entre petits bonheurs

et grands tourments,

seul

face au monde,

avec la répétition à l’envi

de cette petite vie d’ici,

la nôtre, celle des autres,

celle qui fait toujours envie!

 

Il doit donc bien y avoir un dessein

ultime

qui explique

la fin

brutale

de notre courte histoire.

 

Loin dans le firmament

aux confins des étoiles,

reste accrochée la vérité

toute nue...

Celle de nos origines,

inconnue.

Celle qui nous questionne

sans cesse.

Cette vérité

attendue.

 

Dure réalité
Une faible lueur accroche à l'obscurité

ses rayons de pauvreté.

Les mots se taisent quand

les couleurs se mettent à parler.

 

L'horizon des jours est élimé.

Ombres et silhouettes se mêlent

aux vapeurs maussades

d'un tourbillon d'odeurs

qui montent à la tête.

La nuit rend toujours rêveur.

 

Par de flous mouvements d'air

aromatiques et mystiques,

sous la chaleur anesthésiante de l'été,

de vertigineuses pensées surgissent alors,

autant d'inaccessibles réalités,

d'impossibles vies parallèles à endosser.

 

Des mots frappés sur l'enclume du bon sens

nous rappellent sans cesse

l'amère réalité de nos vies.

 

Pourquoi ? 

Les eaux sont sales

ce matin

comme mon vague à l’âme.

Pourtant, il y a des matins

qui sentent le bonheur.

 

En regardant les reflets huileux

d’une mer trop sage,

je pense

à tous ces romans écrits que l’on ne lira jamais,

à tous ces spectacles évanouis,

à ces pages d’histoire oubliées…

Pourquoi  faire ainsi transpirer sa pensée ?

Pourquoi ces mots surgis de soi

que l’on charrie par l’encre jusqu'au papier ?

Pour qui ?

 

L’écriture est un alibi :

je vis puisque j’écris.

L’écriture est une excuse :

je ne peux rien changer au monde, mais je l’écris !

L'écriture est une thérapie :

je suis malade de vivre et je vous l’écris.

J’essaie de rendre ma vie plus acceptable.

 

Pourquoi cette vie déjà morte

les yeux à peine ouverts ?

Quelle espérance dans un au-delà

de croyance ?

Quelle est cette lumière qui me fera oublier

les eaux sales

de ce matin…

 

Rêves inaccessibles

Arrêtez d'effacer le bas du tableau,

C'est ma vie que vous balayez!

Ces mots qui disparaissent

c'est l'alphabet du passé

de cette histoire

qui ne se réécrit pas.

 

Je voudrais

traverser l’épaisseur des mots,

sortir de ce voyage avec des romans

déjà écrits,

pour exister,

pour dire non

au néant,

 

Partout du bleu, du vert,

des gesticulations d'êtres

plus ou moins

vivants.

Le jour qui succède

à la nuit.

Rien de bien original,

rien que la vie au quotidien.

 

Je voudrais

fuir ce vaste théâtre,

cette vie où les gens

jouent à exister

autour de la Terre,

caresser du bout des doigts

l’infinie douceur des mots,

effleurer l'inaccessible,

ne pas être

une histoire de papier

chiffonnée

une fois consommée.

 

Je voudrais

m’allonger dans un pré,

tout près

de la rivière musicienne,

sentir tous les parfums,

voyager sur tous les continents,

me mélanger aux couleurs primaires

entre ciel et terre,

et sans états d’âme.

 

Fugitives sensations 

Puisque regarder

c'est déjà posséder...

Regarder les oiseaux,

écouter le ciel,

sentir les parfums d’herbe et de fleurs,

fixer dans sa mémoire la lumière des belles matinées d’hiver,

ne retenir que la progression du vent dans les arbres,

passer la main sur des murs de galets,

sentir les embruns, les livres neufs, le pain frais,

se laisser envahir par cette béatitude,

par le rêve ouaté d’un bonheur fugitif,

se contenter de la surface des choses,

et tout oublier.

 

Que dire au temps qui passe, sinon d'arrêter son chemin?

Regardez ce monde qui suit une route infinie.

La lumière des étoiles

contraste avec la pâleur

de l’humanité.

 

Ombres fleuries,

majestés d’autrefois,

le parfum des vieilles pierres

a sur moi

l’enchantement des prières.

 

Mélancolie

pluie

Tombe l'ennui

sur un cœur amaigri.

Il pleut à perdre toute envie.

Point de tristesse vagabonde pourtant !

Ni d'échouage lointain sur une terre inconnue.

 

Juste un besoin de perdre son temps.

Perdre son temps à rêver....

Rêver à d'autres vies,

hors du temps imparti !

 

J'ai dans la tête

une armée à la charge

dans un combat

perdu d'avance.

 

Et l'écho des tombeaux

qui résonne dans ma tête

frappe ma conscience éveillée.

 

Une question de mémoire... 

Toutes ces routes traversées,

ces trottoirs empruntés…

ne garderont aucun souvenir

de mes pas,

 

Tous ces visages croisés,

ne garderont pas mon nom

dans leur mémoire.

 

Et cet univers infini

qui nous entoure,

gardera-t-il le souvenir

de mes pensées ?

Ne suis-je qu'un visiteur temporel?

 

Souvent la peur

m’a volé des instants de bonheur.

Ma tête est une machine à remonter le temps

qui déraille trop souvent.

Je cherche de nouveaux accords

à ma vie désenchantée.

 

Ma solitude a trouvé à qui parler,

quand l’incompréhensible du monde

vient me poser un tas de questions

sans réponses

sur notre terre trop ronde.

 

...une question de regard

Pas de bonheur béat

ici-bas !

Tout se construit

jour et nuit.

Tout se mérite aussi

jour après jour.

Alors,

Il faut s'ouvrir les yeux

comme on s'ouvre les veines,

pour se forcer

à voir le monde

autrement.

Repousser les frontières

du visible.

En finir avec les illusions,

les visions en demi-lune.

Payer un peu de sa vie

le droit d'exister autrement

 

Ecritures et jeux

Quel est ce je
qui ne parle que de moi ?

Apprendre à aimer

c’est accepter le nous.

On n’arrive plus à bien s’aimer

entre sms et e-mail.

On écrit à la hauteur de ses pensées.

C'est tout dire!

On vit en raccourcis,

en codes et abréviations.

Mais Dieu merci,

l'épaisseur de la pensée

ne se mesure pas

au nombre de pages

sur la Toile.

 

Son absence 

Murs peints de graffitis. 

Véhicules couverts d’écritures.

Sur les couleurs de la ville

je roule à perdre haleine.

Sur toutes ces plaines immenses

qui parlent de nos errances lointaines

se perd ma peine.

 

Parle-moi de ces jours évanouis,

de ces rêves inachevés.

Je veux tout savoir de toi,

Le vécu et le rêvé.

 

Au-delà du miroir des flots bleus,

je vois ton beau visage

et mon cœur qui s’emballe

bat à l’unisson du concert des étoiles.

 

Dis-moi si les jours de pluie,

tes yeux comptent le temps

qui s’écoule à ma fenêtre ?

Dis-moi encore que tu m’aimes,

comme on aime pour la vie.

 

Je suis tout émietté,

sans dessus dessous.

 

Tu as causé en moi

un sacré remue-ménage

qui m'oblige

à faire le ménage

dans ma vie.

 

J’ai dans le cœur

une douleur

qui me rappelle

les jours

de tes absences.

 

Amour

Bouche contre bouche,

Seins contre seins.

Fulgurances des étreintes,

chaleurs intimes dans nos corps.

Attention, effusion des sens.

Le corps est en fusion.

Aussi fluide que le bateau sur l'onde,

dans la lumière jaune du soir,

l'amour est un parfum

qui ondule et imprègne.

Une douceur qui nous enveloppe

et nous rapproche du ciel.

 

Unis

Garder un cap.

Celui de ses yeux.

Suivre son sourire,

le son de sa voix,

de son rire,

comme seul guide

dans ce monde troublé.

Ne croire qu'à cette vérité du cœur,

à cet amour partagé,

fidèle et complice.

Solide comme un océan sans fin,

un espace infini.

Deux êtres unis,

quelle plus belle réponse

à l'incompréhensible du monde?

 

Mes enfants

Depuis votre naissance,

je note toute votre vie.

Je note tout pour tenter de fixer

l'érosion des jours,

la perte des souvenirs.

Je note

toutes vos premières fois.

Notes du quotidien,

Notes à part,

notes aimables et fruitées,

notes acidulées et notes plus salées.

Notes sans musique

dans ce monde désaccordé.

Et surtout, je fuis vos photos d'hier,

la douleur à l'idée de ce temps révolu.

Regrets

amers

de ces joies

de l'enfance

évanouie.

 

Altitude

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Sur fond montagneux,

des accolades nuageuses

me donnent des envies d'altitude.

 

Pour prendre le meilleur ici bas,

pour prendre de la hauteur,

pour arracher au ciel une promesse d'éternité.

 

Côté hiver, côté été,

paysages à double face.

vert pâture et bleu azur,

on mesure ici l'immensité du monde

et la petitesse de l'humanité.

 

Tout blanc

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Blanc comme neige,

innocent et blanc,

tout blanc,

presque absent.

Pour la première fois de l'An

un blanc manteau

a recouvert

villes et campagne.

Mais trop vite

la salissure vient noircir

ce que le ciel

a laissé choir

en toute innocence

pour nous laisser

mélancolique.

Histoire de nous rappeler

que rien n'est

ni tout blanc

ni tout noir.

Qu'il ne faut en vouloir

ni aux matins blancs

ni aux soirs si noirs.

C'est notre vie

en noir et blanc.

Tout simplement.

 

Images de vacances

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Mélange de parfums dans l'air ambiant.

Des enfants accrochés à leurs parents

ont étrangement oublié de crier, pour une fois.

Geste de femme,

Parfum sucré,

mordoré.

Regrets éternels,

enrubannés

d'une vie échappée.

L'image de la mer devant soi,

sous un ciel bleu.

La chaleur du soleil sur sa peau.

L'étalement des richesses et des corps.

Des souvenirs plein les nuages

et des regrets éternels

comme des bleus

au cœur.

 

Fête

Je suis un étranger dans cette fête.

Cette joie partagée

ne me concerne pas.

Quand la musique crie,

serviettes de couleur

dansent sur la table

bien mise.

Et quand le désordre

sur la nappe a gagné

la bataille,

un grand vide s'empare

de l'esprit,

les démons s'évanouissent

et la nuit l'emporte

enfin.

 

Jeunesse

On se souvient

de ses vingt ans

le coeur

en écharpe.

Mais à vingt ans on n'est pas beau,

on est tout simplement jeune.

Il n'y a là

aucun mérite.

Rester jeune

réclame bien plus d'efforts.

 

Juste une raison de vivre

Aller au bout de soi est déjà

une forme d'éternité...

Et Dieu sait que ce n'est pas grand'chose!

Le travail quotidien

comme seule raison de vivre?

Superficialité de nos existences

nourries de faits divers,

de publicités,

de mode,

pour ressembler

coûte que coûte

au moule d'aujourd'hui.

Autant d'amputations

de sa propre réalité,

désincarnée.

 

Fanatisme

Guerriers de l’horreur,

guerriers aveugles.

Fous de Dieu.

Fous tout court.

 

Apprenez

les leçons de l’histoire.

Les guerres, les ruines

et les morts

ne conduisent

qu’à la guerre,

à la ruine

et à la mort.

 

Pour que cesse

cette hémorragie

planétaire,

est-ce si difficile

d’ouvrir son cœur,

de baisser

les glaives de la colère,

de retrouver

la raison

et la paix ?

 

Exilés

Ils ont des yeux tristes,

hagards, qui se portent

vers d’autres rivages.

Parqués dans un hangar,

avec leur rêve de liberté.

Mais ici, l’asile semble une prison.

Dites-leur qu’ils ont eu raison

de garder l’espoir

d’une vie meilleure,

loin de l’intolérance

et des persécutions.

 

Comment changer le monde ?

Comment changer le monde,

lui donner la couleur de la paix et de l'amour?

Comment rayer d’un trait d’humanité

la violence du quotidien ?

Comment apporter un concentré de féminité à la rugosité du monde,

courir vers l’infini le cœur nu et sans regret…

parler vrai ?

On crève de ne pas dire ce que l’on fait

et de ne pas faire ce que l'on dit!

 

Distance

Comme un murmure

le bruit sourd des gens

pas si loin.

Et moi,

immobile,

à l'écoute

de toutes des choses

qui nous entourent.

Sans prise sur elles.

Ces choses à faire

ou à défaire.

Que des petites choses

qui nous gâchent la vie!

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Un nouveau blog de poésie contemporaine!

12 Novembre 2011 , Rédigé par Philippe Harbart Publié dans #poésie

Je vous propose de partir à la découverte de mon 3e  recueil de poésie, Intitulé "introspectif" ... en esperant toucheur Votre coeur et âme Votre.

Après la publication de "Amour, Ciel et Mer" en 2000 (médaille d'or de l ' Académie Internationale de Lutèce 2001 et Prix Spécial du Jury) et de "Etats d'âme" en  2005, édités à la Société Académique du Boulonnais , voici un 3e opus, en une version numérique.

Pourquoi utiliser le mode de l'introspection? Le poète écrit "je" en pensant "nous". "Il explore la vérité", écrivait Apollinaire, j'ajouterais, il explore la réalité aussi. Et ce depuis l'apparition du verslibrisme, conçu du temps du symbolisme, à la Belle Epoque. Un courant qui a libéré le poète du carcan du syllabisme et de la rime pour préférer les associations de mots et d'idées. Les poètes d'aujourd'hui veulent vivre et dire ce qu'ils vivent, directement, simplement, intimement.

M'interrogeant toujours sur notre condition humaine, j'observe aussi le quotidien. Sans prétention aucune. J'apporte une modeste contribution à l'écriture poétique. Ce qui m'intéresse c'est la liberté de ton, de création, de rédaction de ce genre littéraire. J'aime jouer avec la musicalité des mots. Mon but est juste de susciter une émotion, une réaction, une réflexion peut-être sur différents sujets qui me touchent : le sens de la vie, de la mort bien sûr, mais aussi l'amour, la famille, sans oublier les nouvelles technologies, les questions d'immigration...».

Ce 3e opus intitulé « Introspective » est suivi de « Mémoire d'Opale », une évocation poétique de l'histoire de notre Côte d'Opale au travers de ses grands personnages et des grands événements qui ont forgé ce territoire.

J'avais au départ l'idée d'écrire les chansons d'une comédie musicale à l'échelle Côte d'Opale. J'ai commencé à y travailler avec Jean-Michel Fournier (alias Michel Mully) et Philippe Gambard. Mais, face à la difficulté de monter une telle production, j'ai choisi de livrer les textes sans musique...

 

 

 

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