L'atelier théâtre du TDE a joué devant près de 150 spectateurs enthousiastes
Les 7 et 8 juin 2013, les membres de l'atelier théâtre adultes du Théâtre de l'Echange que j'anime (Aurore Wambre, Sophie Decreus, Paméla Pilon, Ingrid Macquighen, Anicée Smagliante, Pierrette Cordebar, Olivier Delrue, Laurent Paque, Renaud Hézèques, Amaury D'Halluin), ont présenté le fruit de 8 mois de travail, dans la salle de répétition des Thibautins, rue de Bréquerecque à Boulogne-sur-Mer.
Ils ont joué des extraits de la fameuse pièce de Jean-Michel Ribes "Musée haut, musée bas", une comédie drôle et caustique sur le monde de l'art et sur les relations entre le public et l'art. Dans une succession de portraits hauts en couleur, chaque comédien amateur a eu l'occasion de créer des personnages plus originaux les uns que les autres.
Dans la ville du cinéma, j'ai joué "On choisit pas sa famille" avec les Thibautins
Pour la première fois, j'ai joué aux côtés des Thibautins à Touques (Deauville), la ville du cinéma, devant 200 spectateurs enthousiastes !
En regardant "La station Chambaudet" de Labiche....
La fameuse pièce de labiche a été diffusée le 14 mai sur France 2.
Elle m'a permis de revoir sur scène Sylviane Goudal. une comédienne d'origine boulonnaise avec laquelle j'ai joué dans l'Atelier de Jean-Claude Grumberg au sein de l'Atelier de l'Aura (troupe amateure boulonnaise) en 1982 (Sylviane est au centre en noir sur la photo- je suis à droite !)
Depuis Sylviane a fait du chemin sur les planches!
Une nouvelle mise en scène pour le TDE (Théâtre de l’Echange) : « Chocolat piment » de Christine Reverho
L’atelier théâtre du TDE,
que j’anime, présentera son travail les 7 et 8 juins 2013 dans la salle de répétition des Thibautins, rue de Bréquerecque à Boulogne-sur-Mer. Il s’agira d’extraits de la fameuse pièce de
Jean-Michel Ribes « Musée haut, musée bas ».
En parallèle, j’ai commencé la mise en scène de la nouvelle création du Théâtre de l’Echange, une comédie douce amère de Christine Reverho,
« Chocolat piment », qui sera jouée en octobre-novembre 2013 dans l’agglomération boulonnaise.
Je travaille également sur la mise en scène du prochain spectacle des Thibautins (janvier 2014).
La saison 2013 du TDE
L’actualité du TDE (atelier et compagnie) est détaillée dans le blog www.le-tde.blogspot.fr, mais il me revient d’évoquer ici l’auteure de cette belle
pièce qu’est « Chocolat piment » et dont la production en 2007 a été possible grâce à la maison de production théâtrale « J’habite au 21 », créée par José Paul, Gérard
Loussine et Marc Fayet, bien connus du milieu théâtral parisien.
En préface du texte de Christine Revehro, José Paul explique ce qu’il a aimé dans cette comédie moderne : « Du sens, du sentiment, de la malice et une construction efficace, imparable (…) « Chocolat piment » possède
tous les ingrédients, et pas seulement culinaires, pour rendre heureux une équipe d’artistes et de techniciens ».
Difficile de mieux dire ! Mais j’ajouterais quand même, que cette auteure, également comédienne, s’inscrit dans la veine des auteurs de comédies douces-amères, comme Pascal Elbé que nous
avons joué la saison dernière !
« Chocolat piment » est une comédie de moeurs d’aujourd’hui où beaucoup se reconnaîtront ! Une comédie vraie, sincère, authentique sur les relations filles-père, gendre-beau-père,
et sur les relations de couple…
Salle comble au théâtre, un public hilare... Des moments d'éternité !
Les comédiens sont comme sur un nuage, vivant un instant de volupté, un moment d'éternité, lorsqu 'un théâtre se remplit de plusieurs centaines de spectateurs.
Il y a la rumeur de la salle que l'on entend en coulisses, puis les entrées en scène ponctuées par des applaudissements, puis les rires, par vagues, qui déferlent.
C'est la récompense de plusieurs mois de travail pour présenter un spectacle de qualité...
Nous avons une fois encore connu cette ivresse au Théâtre Monsigny de Boulogne-sur-Mer, "notre" théâtre, puisque nous sommes Boulonnais ! Un théâtre qui a bénéficié d'une rénovation à laquelle nous avons d'ailleurs contribué financièrement, par un don, certes modeste, mais qui témoigne de notre attachement à cette superbe salle.
Du 24 au 28 avril 2013 inclus, près de 500 spectateurs sont en effet venus à chaque représentation de "On choisit pas sa famille" de Jean-Christophe Barc (à l'affiche à Paris dans "3 lits pour 8" d'Alan Ayckbourn) !
Nous garderons dans nos mémoires ces salles combles, si joyeuses, si vivantes !
La tournée se termine, il nous reste une représentation à donner en mai au festival de théâtre de Touques (Deauville) et une autre au festival de théâtre de Desvres en juin !
Et l'aventure continue : je travaille déjà sur la mise en scène de la prochaine création des Thibautins, mais aussi sur la mise en scène de la création en cours du prochain spectacle du Théâtre de l'Echange !
Les Thibautins en page Région de la Voix du Nord
Notre actualité théâtrale est souvent reprise dans la presse locale, dans les journaux, les radios ou à la TV.
Mais nous n'avions pas encore eu de "papier" en page Région de la Voix du Nord !
Voilà qui est fait :
Dans Le Figaro : "Tout l'art du Boulevard"……
Dans le Figaro du 31 mars, la rubrique « L’événement » porte sur le théâtre de
Boulevard !
« Ce genre longtemps méprisé est aujourd’hui porté aux nues », écrit Nathalie Simon, qui ajoute : « le « boulevard » connaitrait-il un retour en grâce sous l’effet
de la crise ? Le public a visiblement envie de légèreté ». Je n’écrivais rien d’autre dans mes billets précédents !
Interviewé dans ce papier du Figaro, Stanislas Chollat, le metteur en scène de « Une heure de
tranquillité » de Florian Zeller, précise : « Il y a un vrai retour du rire, le théâtre de boulevard divertit et rassemble sans diviser ». Il parle de la société en suscitant
le rire.
Je viens de voir à Boulogne-sur-Mer, la nouvelle pièce de mes camarades de scène, Pascal Chivet et Sylvie Danger « Un bonheur en camping-car » qui illustre parfaitement ces
propos !
Dans ce même reportage du Figaro, Fabrice Luchini qui joue dans la dernière pièce de
Florian Zeller, explique pourquoi il a accepté de jouer dans du « boulevard » : « Ce théâtre vous cache moins qu’un théâtre psychologique, un théâtre plus nuancé et il exige
de vous cette vertu d’une efficacité qui ne devienne jamais mécanique (…) Ce théâtre est aussi difficile à jouer qu’une tragédie de Racine ».
C’est dit !
Le public de théâtre veut rire…. Et alors ?
L’une des raisons du succès des Thibautins réside dans le fait établi que le public de
théâtre veut rire et que nous lui offrons à voir ce style de théâtre !
« Cela fait du bien de rire, on en a besoin ! », disent souvent nos spectateurs. Si nous jouons ce rôle « social », eh bien cela suffit à notre bonheur ! Pourquoi
faudrait que cela soit culturellement incorrect, pourquoi faudrait-il en avoir honte ?
Pour autant, le théâtre peut et doit aussi donner à penser, à réfléchir et à émouvoir ! Mais déplacer aujourd’hui un public, de surcroit jeune, pour voir et entendre Molière, Ionesco, Pirandello, Pinter ou Jules Romain, cela demande une culture que les jeunes n’ont pas. Que les jeunes n’ont plus…Leurs centres d’intérêts se sont déplacés. C’est un fait sociétal…
Imperturbable, le monde du théâtre continue pourtant de rejouer inlassablement ces auteurs. Il suffit de regarder la programmation théâtrale ! A la lecture de « Théâtral magazine », par exemple, on ne peut que constater la liste des oeuvres d’hier à nouveau à l’affiche : Tchekov (La Cerisaie…), Racine (Phèdre), Rabelais, Victor Hugo ou encore Ibsen…
Le comédien, entre l’ombre et la lumière… Pourquoi cette double vie ?

Homme de communication le jour, comédien le soir. Double personnalité ou simple dédoublement d’une seule et même personne ?
Face à l’anonymat du quotidien, à raison de deux heures par représentation, je vis, comme mes camarades de scène, comme une seconde vie, éphémère, mais bien réelle, sous les projecteurs.
Nous jouons tous un personnage, consciemment ou non, en revêtant un costume de travail. Qu’il soit uniforme, costume-cravate ou bien tailleur… Il s’agit alors d’être « professionnellement correct » ! Mais sur scène, le costume permet d’entrer dans une autre peau. Pour nous, cela suffit à notre bonheur et à entendre les salles éclater de rire, aux spectateurs également !
L’étourdissement n’est que passager. Il se poursuit quelque peu maintenant sur les réseaux sociaux, lorsqu’un spectateur en rentrant chez lui va taper un commentaire dans lequel il exprime tout le plaisir qu’il vient d’éprouver !
Mais, ne nous y trompons pas, tout cela n’est que magie, illusion d’être devenu quelqu’un ou quelque chose dans l’esprit collectif ! Dès le lendemain, la personne venue vous féliciter à la sortie du spectacle vous reconnaîtra au supermarché, mais aura déjà oublié quel personnage vous jouiez. Et le surlendemain sera passée à autre chose….
Alors, il ne faut retenir que les bonnes journées. Elles donnent du sens à toutes les autres…
Rideau.
Les Thibautins : le choix du théâtre contemporain... de divertissement…
"Le théâtre c'est la vie et la vie c'est le théâtre", a écrit Jean-Claude Alègre, l'un des auteurs contemporains parmi les plus joués. Le théâtre est le reflet de la vie, l'expression d'une époque, d'une société. Quoi de plus naturel donc que de jouer les auteurs de sa génération !
Bien sûr, se réfugier auprès des valeurs sûres, des classiques, peut paraître rassurant et gage de succès assuré et donc de rentabilité. Ils ont déjà fait leurs preuves et sont auréolés d'un caractère d'universalité qui leur assure une longévité à toute épreuve. Et de fait, ils sont régulièrement joués et rejoués à l'envi.
Certes, le répertoire classique est notre héritage théâtral et il est nécessaire de continuer à monter et à interpréter les pièces classiques et les "contemporains" du XXème siècle. Les jeunes générations ont le droit à cette connaissance - conscient que c'est par le passé que l'on construit le présent - pour autant, il faut en parallèle savoir accorder de l'importance aux auteurs d'aujourd'hui, de notre XXIème siècle, qui seront les classiques de demain !
Ces auteurs d'aujourd'hui (le couple Bacri et Jaoui, Yasmina Reza, Florian Zeller, Eric Assous, le duo Gérald Sibleyras-Jean Dell, Didier Caron, Pascal Elbé, Christine Reverho, Eric Delcourt, Bruno Chapelle, Martine Visciano, Jean-Christophe Barc, Olivier Lejeune (à droite sur la photo).... décrivent notre société, la vie de couple, comme d'autres l'ont fait avant eux.
Ils incarnent le registre de la nouvelle comédie de moeurs, la comédie réaliste, parfois douce-amère, parfois tout simplement irrésistiblement drôle.
Ils écrivent des pièces où chacun se reconnaît. Des pièces qui donnent à méditer sur nos errements, nos mesquineries, nos travers ! Mais dans le rire. Comme l'ont fait auparavant Molière, Feydeau, Guitry.... Des auteurs, aujourd'hui culturellement corrects dont on souligne l'incroyable modernité !
Pour autant, les nouveaux auteurs, cités plus haut, ne déméritent pas, bien au contraire. Ils collent leur écriture à notre vision du monde d'aujourd'hui et c'est cela que le public actuel recherche.
Voilà pourquoi les Thibautins, ou le Théâtre de l'Echange plus récemment, rencontrent l'adhésion des spectateurs !
Ces deux compagnies ont fait le choix d'un théâtre moderne et l'assument, mais après avoir joué Feydeau et Guitry... comme pour mieux montrer leur ouverture d'esprit !
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